MÉDIAS – Dès l’époque où j’ai fondé La nouvelle anabase, j’ai été confronté à la nécessité de diffuser mes activités et mes initiatives par les médias, notamment à l’occasion des sollicitations dont j’ai pu faire l’objet de leur part. Mais je le dis sans faux-fuyant : je ne suis aucunement concerné par ce tropisme si caractéristique de l’époque, où le besoin compulsif de paraître dans l’espace public et d’occuper sa propre petite niche d’exhibitionnisme génère chez tant de désœuvrés un prurit chronique relayé entre autres par les réseaux sociaux. Je ne suis à la recherche d’aucune once de ce « quart d’heure de gloire » dont Andy Warhol avait prédit la recherche névrotique. J’assiste comme cela est donné à tout un chacun, au grand carnaval des egos qui se joue quotidiennement autour de tous, et je reçois parfois les échos des fadaises qui sont débitées au kilomètre autour des sujets dont je m’occupe. Quant à ma présence sur les réseaux sociaux, elle se résume à Facebook où je suis entré contraint et forcé, après avoir été amené à riposter frontalement à une attaque déployée contre l’un de mes engagements publics. Pour en revenir à mon rapport initial aux médias, j’ai été confronté au départ, à la difficulté, souvent, de se faire entendre correctement dans des cadres préconçus et formatés que j’ai appris chemin faisant à repérer et ce faisant à éviter, moyennant des déconvenues en la matière qui ont été finalement salutaires pour cette raison même. Les propos portés par la recherche mais aussi la volonté de diffuser mes deux auteurs de prédilection de manière exigeante et sans la moindre concession pour les raccourcis, les simplifications, les clichés, sont parfois difficilement audibles par les médias, pressés d’« aller à l’essentiel » mais surtout en caricaturant les choses. Or les œuvres de ces deux auteurs dont j’ai le bonheur de porter volontairement comme un sacerdoce de la diffusion, Saint-John Perse et Édouard Glissant, ne souffrent pas la moindre approximation. Les deux œuvres ont longtemps pâti et pâtissent encore de persistantes idées reçues voire de contresens considérables et il est dès lors redoutable (mais aussi enthousiasmant, je le reconnais) de tenter de faire passer ces nuances par le truchement de la plupart des médias.
Fort heureusement, certains d’entre eux permettent de développer en des espaces adéquats et par des formules adaptées, une pensée non binaire, et des présentations qui suggèrent la richesse voire la complexité des sujets évoqués. Ce sont quelques occurrences de ces cas que je retiendrai ici, au gré d’une sélection qui exclue volontairement les autres cas, où il n’y eut que la frustration de n’être pas entendu pour les bonnes raisons ni pour les perspectives que j’aurais voulu développer. Ici donc uniquement la mince fleur de sel de ces cas rares où un propos est entendu pour ce qu’il est.
RADIO

J’étais serai reçu début mars sur l’antenne de France Culture avec l’historien Jean-Pierre Sainton dans le cadre de la série L’économie selon… (déclinaison hebdomadaire de l’émission quotidienne Entendez-vous l’éco ?), pour un numéro consacré à Édouard Glissant et diffusé en direct vendredi 3 mars 2023 de 14h à 15h.

Jeudi 11 mai 2023 de 19h30 à 20h30, j’étais reçu en direct sur l’antenne de Radio libertaire par la Fédération anarchiste dans le cadre de l’émission « Jeudi noir », pour un entretien avec Jean-Matthias Fleury à propos des deux tomes de mon livre Édouard Glissant, une traversée de l’esclavage (Éditions de l’Institut du Tout-Monde, coll. « Idées », 2020).

France Culture, mercredi 21 juillet 2021, Entretien avec Rachel Khan dans la série « Avoir raison avec Édouard Glissant », à propos de la notion de Tout-Monde.
Dans la série « Avoir raison avec… », Rachel Khan avait consacré une semaine à Édouard Glissant, diffusée en juillet 2021. Pour la troisième partie de cette série, elle m’avait reçu pour parler spécifiquement de la notion de Tout-Monde dans l’œuvre de Glissant, de sa définition et de ses extensions : « Le Tout-Monde : concept ou notion ? »

Entretien à l’occasion des 10 ans de la mort d’Édouard Glissant. Journal de 13h de Radio Martinique 1ère, 7 février 2021, propos recueillis par Jean-Marc Party.

France Culture, vendredi 6 mai 2011, Entretien avec Jacques Munier dans l’émission « À plus d’un titre », à propos de La nouvelle anabase.
Dans son émission « À plus d’un titre » sur France Culture, Jacques Munier réservait une rubrique à l’actualité des revues. C’est dans ce cadre qu’il m’avait invité, pour évoquer La nouvelle anabase, au moment de la parution du N° 6 (décembre 2010) consacré au cinquantième anniversaire du Prix Nobel de Littérature décerné à Saint-John Perse en 1960.

France Inter, mercredi 23 septembre 2020, Entretien avec Christine Siméone, synthèse pour le site de France Inter : « “Notre peuple s’est créolisé” : 5 questions autour de ce concept repris par Jean-Luc Mélenchon ».

L’occurrence dont il est question ici est à la fois un cas particulier et une expérience mémorable : dans le but de pérenniser la journée d’études que j’avais organisée aux Cours de Civilisation française de la Sorbonne en 2004 autour de Saint-John Perse, intitulée « Pour fêter un poète – Hommage à Saint-John Perse », France Culture (qui était partenaire de la journée) m’avait proposé de diffuser certains enregistrements sonores mais aussi des modules reconstitués de la journée, par le biais d’une « web radio » qu’avait alors lancée la station sur son site Internet, « Les sentiers de la création », outil numérique qui permettait alors la diffusion d’événements culturels marquants. Il en est résulté un programme conçu en quatre parties, que j’ai pu entièrement coordonner et qui a représenté près de 12 heures de diffusion. L’ensemble de ce programme est aujourd’hui toujours consultable sur mon site Sjperse.org, sur les différentes pages de la rubrique consacrée à cette journée et à la faveur de laquelle on pourra écouter des entretiens réalisés entre autres avec Édouard Glissant, Pierre Oster, Claude Vigée, Jean Guillou, Patrick Chamoiseau (entretien avec Arlette Pacquitt), Florentine Mulsant, Joëlle Gardes-Tamine Colette Camelin, Henriette Levillain, Mireille Sacotte, Michèle Aquien, Éveline Caduc, Christian Rivoire – mon office d’interlocuteur étant alors relayé dans certains cas par des participants de marque : Pierre Brunel, Christine Januel, Esa Hartmann. Un programme qui a alors connu en 2005 lors de ses premières multidiffusions un succès considérable et qui continue d’être l’une des ressources les plus consultées sur Sjperse.org. Et le souvenir d’une collaboration à la fois efficace et inventive avec Radio France.
PRESSE ET INTERNET
Particulièrement au moment où la conception glissantienne de créolisation était intensément évoquée dans le débat public en France, bien en amont de la campagne électorale des Présidentielles (dès septembre 2020, à la faveur des discours de Jean-Luc Mélenchon), j’ai été sollicité à plusieurs reprises par certains journalistes soucieux de savoir si les usages qui étaient faits çà et là de la notion étaient somme toute, conformes à la pensée de Glissant. Je retiendrai ici en particulier un article de Mediapart pour lequel j’avais été consulté, ainsi qu’une (rapide) évocation faite sur le Portail des Outre-Mer de France Télévisions.

« Aux discours identitaires, Mélenchon oppose la “créolisation” », Fabien Escalona et Pauline Graulle, Mediapart, 11 oct. 2020. La version intégrale de l’entretien est reproduite sur mon blog du Club de Mediapart.

« La notion de créolisation s’invite dans le débat Mélenchon/Zemmour », Louis Metivier, Le Portail des Outre-Mer, France Télévisions, 24 septembre 2021.
TÉLÉVISION / CAPTATION
Séance de clôture du colloque international organisé par l’Institut du Tout-Monde en septembre 2012 sous le haut patronage de l’UNESCO, « Saint-John Perse, Aimé Césaire, Édouard Glissant : regards croisés », UNESCO / BnF / Maison de l’Amérique latine. 21 septembre 2012. Débat avec Patrick Chamoiseau, Pierre Oster, Nimrod, René de Ceccatty, Sylvie Kandé, Ernest Pépin. Débat animé avec Samia Kassab-Charfi.

Cette photo a été prise par Marie-Christine Petitguyot lors de la soirée de clôture du colloque international de l’Institut du Tout-Monde, « Saint-John Perse, Aimé Césaire, Édouard Glissant : regards croisés », à Paris au New Morning, vendredi 21 septembre 2012.

Photo prise aux côtés d’Édouard Glissant le 28 avril 2005 à Carthage, Académie tunisienne Beit El-Hikma, lors du colloque international « Édouard Glissant, pour un poétique de la Relation ».
